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[RP] Quelques petites histoires bavaloises.

 
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Barthelemy



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MessagePosté le: Mar Déc 16, 2008 1:41 pm    Sujet du message: [RP] Quelques petites histoires bavaloises. Répondre en citant

De la choléra à Baval le Berceau

Il y a eut d'abord ce jeune homme qui s'était cacher dans les buissons pour faire ses besoins naturelles. Quand il mourut, quelques jours plus tard, ses parents allèrent trouver justice au près du conseiller de son Altesse royale, persuadés, puisqu'ils n'ont vue aucune blessure, que leur enfant fut empoisonné par un agent ennemi.... Un "empoisonnement" similaire fut également relevé, un peu plus tard, sur deux officiers civiles. Il était plus virulent et mortel : les pauvres victimes vomissaient et déféquaient 50 à 100 par jour, avant de mourir le lendemain... Quand un nouveau cas se déclara en la personne du général, on abandonna vite l'hypothèse d'un empoisonneur et une nouvelle rumeur commença à s'étendre, prenant d'assaut le château de son Altesse Royale Baptistin I: La choléra venait d'arriver.
Aussitôt la peur s'installa. les ambassadeurs de l'Empire de Graecia prirent leur conger sans plus attendre alors que le conseiller recrutait un médecin et ordonnait la construction d'un nouvel hôpital.
Mais le premier fut vite débordé et le second ne serait opérationnel que dans une quinzaine de jour. Face à l'augmentation de l'épidémie, il fallait avertir le Prince.


La choléra ? Vous dites que la choléra est à nos portes ?
_ Votre Altesse, elle ne touche seulement que 7% de la population...
_ Cela est déjà de trop ! Ordonnez la mise en quarantaine de la ville. Nous, nous partons à l'aube.


Dans l'instant la décision fut prise de quitter Baval le Berceau pour se rendre, à marche forcée, sur Baptéréa la Sublime.

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Dernière édition par Barthelemy le Sam Oct 31, 2009 3:54 pm; édité 1 fois
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Barthelemy



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MessagePosté le: Mar Déc 16, 2008 1:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

de l'assassina de son Altesse Royal, Baptistin I, Prince de Baviel
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MessagePosté le: Mar Déc 16, 2008 1:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

De la fuite des Bavalois en l'an 45

Tout à coup, le son d'un cor résonna dans le silence, tirant chacun de sa torpeur. Ce vacarme provenant de l'entrée de la ville annonçait, car tel était les règles d'alertes, un danger imminent. Les bavalois réveillés en sursaut s'attroupèrent alors sur les remparts, curieux de savoir ce qui les menaçait dans une période ou officiellement ils n'avaient aucun ennemi. Ce qu'ils découvrirent eut l'image d'une catastrophe : une gigantesque vague de milliers de guerriers pisadiens surgit à l'horizon. Elle avançait lentement vers la ville, comme prête à s'écraser sans la moindre pitié sur eux.
Dans son palais en hauteur, la nouvelle futur princesse de Baviel, inexpérimentée, regardait fascinée sans réagir ce nouveau malheur qui s'abattait sans raison sur eux. Qu'avaient-ils bien fait à sa Majesté la Reine du Pisadou pour qu'elle comète un crime aussi odieux et brise ainsi le traité de Baval ? Alors qu'elle essayait de trouver réponse à sa question quelques minutes plus tard des fumées commençaient à s'élever dans divers quartiers, suivit par des clameurs de soldats ennemis et des hurlements de bavalois apeurés. Baval venait d'être engloutit par de terreur.

Votre Altesse, les forces ennemis ont démantelé l'armée du Général Léandria Kiyoko. Ils ont prit la ville, il nous faut fuir.

La princesse prit alors conscience que le cauchemar était une réalité.
Abandonnons la ville et partont par la mer.
Comme dans un ban de poisson assaillit par un requin, le signal de survie se propagea rapidement jusqu'à atteindre tout le village. En toute hâte, chacun saisit quelques affaires et s'empressa d'embarquer sur leurs galleon avancés ~ ironie du sort lorsque l'on sait qu'ils proviennent des chantiers navals pisadiens ~.
C'est ainsi que les derniers bavalois quittèrent l'île de Sérénie, le berceau de leur civilisation.


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MessagePosté le: Jeu Nov 12, 2009 10:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Présentation de la Dauphine Blanche aux habitants de Valbois. an 72

    C'est une vieille reyne encore troublée, perturbée même par les événements des derniers mois, qui avait pris, début de l'année 72, le chemin de l'Est, vers son Royaume. Elle n'avait trouvé meilleur alibi pour justifier son départ précipité, pour ne pas dire sa fuite honteuse de Megas Alexandros, que la mission de présenter au plus tôt sa fille, la futur reyne de Baval, à son peuple. C'est à Valbois, petit village de la baronnie d'Orléans, qu'elle se devait d'être officiellement acclamée pour la première fois de l'histoire.

    Depuis le petit manoir, par une verrière récemment percée, le Marquis de Rousillon, Fierté de Baval et Pourfendeur des pirates, observait la foule massée dans la cour.

    _Ils sont tous là pour moi ? Demanda Blanche qui s'était, avec la discrétion d'un félin, approchée de la verrière.
    _Évidemment votre Espérance. Tous ces braves gens sont venus vous faire l'offrande de leur fierté et de leur loyauté. Le Marquis sortit de l'embrasure. Son apparence, immuable, était impressionnante: large de front, de face et de stature, les cheveux de couleur verte, il paraissait à une armoire vêtue de velours sombre et de passements d'argents.. il avança vers la chaise où la Souveraine s'était rencognée, et n'hésita pas à tirer Aurore Ire de sa rêverie.
    _Vos bons sujets attendent beaucoup de cette démonstration, affirma-t-il.Vous devez vous montrer forte, pour votre fille.
    La Reyne lança un regard triste. Elle paraissait las, et cette lassitude se trouvait renforcée par ses vêtements noirs – tellement inhabituels de ce qu'on connaissait d'elle, dix ans plus tôt.
    _Nous montrer forte alors que Notre grande amie Nous a quitté, que Nous devons faire désormais face à une impératrice impétueuse accompagnée des barons capricieux et que Nous sommes tourmentée par Notre Mère. Roussillon, au ton de peur de sa maitresse, comprit qu'elle parlait de ses cauchemars quotidiens où elle entendait au loin les clameurs d'une révolution.
    _Aujourd'hui, reprit Roussillon, je supplie Votre Sainteté de garder courage. Vous êtes la bergère qui doit guider le troupeau, la Toute Puissance ne vous abandonnera point, ni Blanche, puisqu'elle l'a désignée pour vous succéder.
    Aurore sourit à ce réconfort. Vous ne savez pas, Votre Magnificence, combien vous êtes important à Nos yeux. Elle se leva et alla prendra sa fille dans ses bras. Allons ma fille saluer vos futurs sujets...

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MessagePosté le: Jeu Nov 26, 2009 10:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

Naissance d'Aurélie Albertine de Baval-Roussillon, An 74.

    En l'an soixante quatorze Aurore Ire mit au monde son troisième enfant: Aurélie Albertine de Baval-Roussillon, fruit issu d'un amour hors mariage entre la Souveraine et le populaire et loyal Marquis de Roussillon. Ils avaient alors chacun plus de quarante ans.

    Des centaines de coursiers partirent alors de Valbois à destination de toutes les cours étrangères du monde. Il s'agissait bien évidemment moins de faire part d'un grand événements, Blanche et Aurore Euridice assurait déjà la postérité de Sa Sainteté, que de claironner haut et fort l'étonnante bénédiction que la Toute Puissante avait attribuée à l'illustre Maison de Baval ~ la venue de cette petite fille était en soin un véritable miracle lorsqu'on connait l'âge avancé de ses parents.

    Assis au salon de ses appartements à Baval le Berceau, dans le Co-Duché de Sérénie, Son Altesse Aurore Euridice paraissait calme et soucieuse. En réalité, elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle lisait. Elle fit mine d'essayer de donner une raison à la vie d'une telle chose, de trouver des explications à une telle situation, mais finie par jeter dans le feu d'un geste violant, la lettre qu'elle tenait, et avec elle l'idée même qu'elle puisse avoir comme petite sœur une bâtarde légitimée.

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MessagePosté le: Mar Déc 01, 2009 8:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mort d'Aurore Ire.

    La Dauphine et Régente Blanche était encore agenouillée au pied du lit, quand une main se posant sur son épaule la tira de ses pensées et prières. Elle se leva, douloureuse et jeta un regard brouillé et incompris au Marquis de Roussillon et alentour. Alors que des serviteurs installés des grands cierges de cire blanche, la noblesse se rassemblait en silence autour d'elle. Elle tourna son regard alors vers Sa Mère et ne put retenir ses larmes. Icelle venait se succomber à une crise de folie. Sans détacher son regard de la royal dépouille, l'entourage s'abima dans une profonde révérence. Elle était devenue, car tel était la loi, la Souveraine Blanche, Première du nom.

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MessagePosté le: Ven Déc 04, 2009 12:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

Des trois décisions de la Nouvelle Souveraine
    La première décision de la nouvelle souveraine avait été d'envoyer moult coursiers, en destination de toutes les cours du monde, pour annoncer la triste nouvelle du décès d'Aurore Ire et l'avénement de son règne. Sa deuxième avait été la planification des furnérailles et du cortège royale. Celui-ci accompagnera le corps de la défunte vers sa dernière demeure. La troisième fut la convocation de la diplomate graecienne afin de discuter avec elle des dispositions nécessaires, qui d'entrée de jeu, s'imposaient. Au matin de la rencontre, le Marquis de Roussillon, fort enrhumé, fit une irruption inopinée dans la salle du trône. Il amorça la grande révérence prescrite par l'usage et attendit, en eternuant, que la souveraine daigne lui accorder la parole.

    _Sa Magnificence est souffrante...Fini-t-elle par s'inquiéter.
    _ Que Sa Sainteté ne s'inquiète, ce n'est qu'un petit rhume. Il se moucha bruyamment puis reprit: Qu'Elle m'excuse également, je n'ignore point qu'Elle a une réunion sous peu, mais je voulais lui dire que tout est prêt, nous pouvons partir dès demain.
    _ Votre dévouement est digne d'admiration, allez maintenant vous reposer, afin que vous recouvriez la santé.
    Le Marquis s'essaya encore le nez et poursuivit
    _Si Sa Sainteté m'y autorise, osa-t-il, je ne saurais trop la mettre en garde contre certaines rumeurs...
    On aurait pu dire si Blanche était plus intriguée par la révélation que par la maladie habitant le Marquis. Celui ci continua son discours et ses reniflements.
    _Son Espérance votre sœur vous suspect déjà d'hérésie, en vous pensant lectrice des Origines de l'Empire, et son adepte. Vous savez comme moi que si une telle chose s'avérait être vrai, elle vous priverait de toute légitimité sur le trône.
    _ S'intéresser à la religion de nos amis ne fait en rien de Nous une hérétique. D'ailleurs la Notre n'a aucun support écrit et n'est véhiculée par aucun clergé. Il n'est de puissance qu'illusoire sans une Église Sainte et Forte au service de la Toute Puissante.
    _ Nous savions que la foi de Sa Sainteté était digne de respect.

    Quand on annonça l'arrivée de l'ambassadrice graecienne, le visage de l'Impératrice s'illumina comme sous l'effet d'un charme. Le Marquis décida donc de la laisser et pensa qu'il serait peut être temps d'aller consulter un médecin.

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MessagePosté le: Sam Déc 12, 2009 4:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Obsèques d'Aurore Ire

    Le cortège de deuil de Sainte Aurore devait dépasser, en splendeur, tout ce qu'on avait vu dans le monde. Son interminable défilé s'étendait sur des lieux entiers et toutes les classes et sous-classes de la société bavaloise s'y trouvaient représentées en surnombre. Les premiers à pénétrer dans les rues d'Aurora la Fabuleuse, sous les regards de la population attristée et émerveillée, furent cinq cents pauvres qui, tout en tenant les étendards d'or au dauphin de sable, ouvraient le convoi funèbre. les serviteurs, artisans, marchants, médecins, officiers civils ou militaires suivaient en bon ordre. Venaient après eux, cinq cents gentilshommes de robe, deux cents nobles d'épées, une dizaine de membres des délégations graeciennes et aliviennes et les plus nobles personnes de l'Empire, la famille royale au complet. Cette dernière, depuis la mise à prix de la souveraine tête, était protégée par une centaine de gardes armés. Toutes ces personnes précédaient un haut chariot couvert du drap mortuaire. Elles avaient pour mission d'accompagner le corps de la reyne jusqu'au tombeau royal où il allait reposer à jamais.
    Plus que de simple funérailles, cela tenait en vérité du triomphe de la monarchie absolue instaurée par la défunte. Icelle avait réussit à détrôner l'Usurpatrice et à instaurer, en quelques années, un régime qui se voulait prospère et durable.

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Dernière édition par Barthelemy le Mar Déc 15, 2009 12:13 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Déc 13, 2009 12:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

de la Disgrâce du Marquis de Roussillon

    Le Marquis de Roussillon avait demandé, supplié même, qu'on le laissât assister aux obsèques d'Aurore Ire. Mais Son Espérance, Aurore Euridice de Baval, s'y était fermement opposée, jouant, au près de sa sœur du chantage le plus noble. “C'est lui, simple amant père d'une bâtarde, ou moi, dauphine de baval et princesse du dauphiné!”. Le caprice fut, pour Blanche, assez délicat. La Noblesse du Marquis était-elle qu'elle lui permettait d'avoir le plus grand des respects. Mais, se devant de présenter au peuple une famille souveraine forte et unie, ellecéda. Le refus fut alors infligé dans les formes. Ainsi Albert de Roussillon ne put-il, autrement que par la pensée, accompagner à sa dernière demeure la Reyne et maitresse qu'il avait tant aimé.

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MessagePosté le: Mar Déc 15, 2009 11:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Du Grand Bal en l'honneur des retrouvailles entre Sa Sainteté et Son Espérance & de la rencontre du Comte de Communiac avec l'Impératrice Souveraine de Baval.

    Le Grand Bal en l'honneur des retrouvailles entre Sa Sainteté et Son Espérance parut en tout point somptueux. Sur le sol jonché de pétales de rose, les nobles danseurs, accompagnés par des musiciens de talent, exécutés en cadence quelques figures de danse. Tout ce que l'Empire comptait de Haute Noblesse fut rassemblé en ce soir là.
    Serré parmi ceux qui ne dansaient pas, le jeune Comte de Communiac et Général de Combleux, regardait émerveillé Blanche et Sa jeune Soeur, Aurore Euridice, toutes deux assises sur leur lourd et phénoménal Trône d'apparat. C'était la première fois qu'il avait l'occasion de voir en vrai les premières Dames de Baval, celles qui descendaient directement de la Toute Puissance, celles qui d'un claquement de doigts faisait tomber les têtes des hérétiques.
    Voyant se préparer “la danse des dames”, au cours de laquelle les Gentilshommes désignent leur partenaire en leur offrant une fleur, il s'avança, avec toute la rigueur du militaire qu'il était, vers l'Impératrice et la Dauphine de Baval. Presque seul devant Elles il fut pendant une minute l'objet de toutes les attentions et de toutes les rumeurs. Ne bronchant pas devant la terreur que pouvait infliger tel honneur, il fit sa révérence et offrit son bouton, non à la princesse mais à Blanche. Le visage de cette dernière s'empourpra si fort que toutes les dames de la salle, à l'exception de sa voisine, échangèrent des sourires entendus. Sans dire mot elle se leva et accepta l'invitation, sous les applaudissements des invités.

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MessagePosté le: Dim Déc 20, 2009 6:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

De la vengeance du Marquis.

    Si l'Impératrice était d'accord pour accepter le moindre petit caprice de la dauphine, le Marquis de Roussillon, évidemment, ne l'entendait pas de cette oreille. Disgracié et humilié par la volonté de cette jeune fille, il entendait bien recouvrer son honneur et faire valoir de nouveau son statut – au combien légitime – de Père d'une princesse bavaloise.

    Invité exceptionnellement à la cour pour le mariage souverain, il n'avait rien ménagé pour rencontrer l'heureux élu. Sa Grandeur Lucinien de Combleux, Comte de Communiac, mais surtout Futur Empereur Consort de Baval, semblait en effet tout désigné à son intérêt et à la réussite de sa vengeance: fervent croyant de la religion aurorienne et vigoureux militaire il avait une admiration toute particulière pour le vieux marquis, qui, rappelons-le, fut le héros de la guerre contre les pirates et l'amant de Sainte Aurore, l'incarnation de la Toute Puissance sur terre.

    _“Une légende vivante m'apparait” S'enchanta de suite Combleux, en mettant genoux à terre, à l'arrivé de Roussillon.
    _“Allons, allons, jeune homme, relevez vous! C'est à notre personne de s'incliner, point la votre.”
    _“Je ne suis qu'un humble comte, et même si demain je deviens Empereur, ma noblesse ne pourra que se venter d'égaler la votre.”
    _“Comme vous y allez ! Certaines personnes ne partagent pourtant point votre avis”
    Lucinien comprit que dans “ces personnes” se trouvait principalement sa futur belle sœur, ennemie déclarée du Marquis.
    _“Son Espérance reconnaitra bientôt toute votre grandeur... faut que jeunesse se passe tout simplement.”
    Le relevant, Roussillon sourit à son admirateur
    _"Aucun reproche ne doit être fait à Son Espérance. Icelle est la fille de la Toute Puissance! Bientôt elle aussi trouvera un noble époux et se devra d'aller le rejoindre pour perpétuer la plus nobles des lignées. Nous pouvons que prier Sa Mère d'inspirer le bon prétendant à Sa Sainteté. Personnellement, je choisirai pour le Jeune Générale Alvelain de Baval-Sérénie, Comte de Sentenac. Ses terres, conquises à l'état hérétique de Gradyville, appriendraient alors par alliance à la maison souveraine ce qui légitimerai leur nouvelle acquisition.... Mais chacun sait que seule la Souveraine est divinement inspirée!"
    Lucinien, encore novice dans les subtilités de cour et des jeux d'influence, ne comprit point la raison de tels propos, mais il les trouva fort judicieux. Décidât-il donc, après la rencontre avec son idole, de les rapporter à son aimée.

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MessagePosté le: Ven Jan 01, 2010 10:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Du refus de son Altesse et de son désire de retourner sur son île natale.

    Juchée sur le pont supérieure de la galère, Aurore Euridice de Baval, nouvellement Comtesse de Santenac, regardait avec horreur les premières tâches sombres qui émergeaient à l'horizon. En route pour sa nouvelle demeure, elle maudissait profondément sa Sœur et ne semblait ne pas écouter l'incessant bavardage de son voisin, son époux.
    _ Mon amie, continua le comte, vous verrez, nous allons vivre près d'un lac magnifique et d'une plaine verdoyante, ça changera des marais bavalois.
    Il attendit un petit signe de complicité, mais il en vint aucun.
    _ Votre Altesse, reprit-il, vous verrez, ce sera un endroit parfait pour notre enfant à venir.
    Cette fois ci, il en reçut un, mais pas celui qu'il espérait. Pour la jeune princesse, en pleine grossesse, donc perturbée par les hormones et le mal de mer, ce fut la phrase de trop. Elle lui lança des yeux verts perçants, présage d'un caprice imminent, et, de sa voix de crécelle, se mit à crier. Il est vrai qu'elle n'avait que quinze ans.
    _ Jamais! Entendez vous ? Jamais mon enfant naitra sur ces terres orientales ! Elles sont souillées par l'hérésie et la confédération de l'Est!
    _ De grâce, Calmez vous ! Tanta Santenac.
    _ Jamais! Entendez vous ? Jamais! Je préférerais me jeter à l'eau, que d'aller vivre là bas !
    _ Mais enfin... cela ne se peut !
    _ Jamais ! Entendez vous ? Jamais! Mon enfant naitra au Co-Duché de Sérénie, comme moi !
    _ Par la toute puissance !
    _ Cela suffit ! Arrêtez donc d'implorer Notre Mère, et faites plutôt route de suite vers l'Ile ou soyez le responsable de la mort de Sa Fille ! A ses mots, elle s'en alla de rage avec son petit ventre arrondit vers le bord, feintant de vouloir passer par dessus. De panique, préférant trahir Sa Souveraine que Sa Déesse, l'époux ordonna le déroutement et alla s'enfermer dans ses compartiments. Jamais, de sa vie, celui-ci n'avait rencontré d'opposition si résolue. Il devra, pourtant, s'en accommoder, car ce n'est que le début.

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MessagePosté le: Dim Avr 11, 2010 10:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

De la prise de pouvoir de Son Altesse Aurore Euridice de Baval

    le voyage - de plusieurs années - de l'impératrice, de l'empereur Consort et de la dauphine dans le Grand Empire de Graecia et la mort du vieux marquis Albert de Roussillon, dernier grand loyaliste, fut, pour Son Altesse Aurore Euridice, une magnifique opportunité pour s'emparer, à défaut de régner, des rênes du pouvoir. Soeur de l'impératrice, cette jeune femme assoiffée de grandeur, fit en effet, petit à petit, main basse sur les charges et le Trésor impérial, nommant partout ses dociles créatures, amadouant chaque gouverneurs et membres de la noblesse et affirmant haut et fort sa suprématie et son statut de "Régente de l'Empire". En effet, utilisant les lois fondamentales, elle avait soigneusement décrété sa soeur "dans l'incapacité de régner, puisque sous la trop grande influence d'une souveraine étrangère" et que par conséquent, il revenait au parent majeur le plus proche d'instaurer une régence. Le mécontentement gronda dès lors, parmi les gens du peuple, contre cette princesse qui avait confisqué la sainte couronne. Contre ces rebellions paysannes, une répression féroce fut organisée, des dizaines de "traitres de Sa Majesté Sublimissime" furent condamnés à mort. Le trouble et la terreur qu'elle avait installé se répondit dans tout l'empire ainsi qu'au-dehors. l'on disait même, dans les tavernes de la plus éloignée des villes bavaloises, que si on avait le malheur de remettre en question sa volonté, la "Régente Noire" était déjà derrière pour te poignarder.

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